Black Mirror, saison 5 : une toute autre série

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Titre original : Black Mirror | Réalisation : Charlie Brooker | Chaîne d’origine : Netflix | Nationalité : Royaume-Uni | Date de sortie : 2016 | Nombre de saisons : 5 | Durée : 40-90 minutes | Genre : dystopique, satire, thriller, drame…

Black Mirror est une série d’anthologie, chaque épisode possède son univers, son histoire, sa temporalité et ses intrigues qui en découlent. Dans cet article je vais m’attarder sur le cas de la dernière saison sortie il y a peu. Je ne vais pas spoiler, mais si certains préfèrent garder l’entière surprise au visionnage, mieux vaut venir me lire après !

Black Mirror, what are you become ?

Déjà déçue par Bandersnatch, l’épisode spécial interactif de la série, ma déception grandie avec cette 5ème saison… Je m’explique : déjà, on nous présente seulement 3 épisodes, c’est pas beaucoup et ça fait chier. Et surtout ; d’une série glauque, angoissante, dramatique à souhait, on passe à une satire plutôt humoristique avec des intrigues bancales. Striking Vipers est pour moi, l’épisode le plus faible des trois. Avec ce premier épisode, ils recyclent les anciens… mais en moins bien. Autant dire qu’ils auraient pu s’abstenir. Et puis à la fin de l’épisode, pleins de questions restent en suspens (Comment c’est possible… DANS UN JEU VIDEO ?) Bref un flop.

La série se rattrape avec Smithereens qui lui, ressemble à du Black Mirror. Mais c’est pas encore tout à fait ça. Faut dire qu’on n’a pas l’habitude de voir du comique de situation dans une série aussi dark que Black Mirror. C’est peut-être une bonne chose me diriez-vous, mais du coup le but principal de la série qui est de devoir faire réfléchir sur l’avancée technologique est faussé. On passe d’épisodes hyper réalistes avec des intrigues plus qu’effrayantes et qui font réfléchir à de la fiction pure et dure, quelque chose qui ne peut pas arriver. Et moi, ça ne m’émeut pas. Black Mirror perd de sa superbe en voulant ajouter des touches d’humour… Bon il n’en reste pas moins que ce deuxième épisode est bon, on a des notes dramatiques et des personnages intéressants. Selon moi, le meilleur des trois.

Et le dernier, c’est un énorme point d’interrogation. Rachel, Jack and Ashley Too est un ovni. On est plongé au beau milieu d’un monde de strass et de paillettes, on suit l’épopée de deux ados qui volent au secours d’une star qui n’est autre que Ashley O, incarnée par une autre star pop spécialisée dans les ados : Miley Cyrus. On assiste impuissant à une comédie digne d’une série Disney Channel… Bon, je pense que la présence de Miley y joue beaucoup, mais quand même. C’est mignon, mais c’est un peu niais. Un happy ending et hop tout le monde a le sourire. Sincèrement, j’ai même pas réfléchi à savoir si la technologie était dangereuse ou pas dans cet épisode (bien sûr elle l’est, Black Mirror garde malgré tout sa trame principale), mais c’est tellement noyé qu’on ne s’en aperçoit plus. La chose la plus intéressante à tirer de cet épisode est selon moi, l’analogie (sur certains aspects) avec la véritable histoire de la chanteuse Miley Cyrus.

Le mot de la fin : Comme vous avez pu le comprendre, je n’ai pas été subjuguée par cette dernière saison. J’ai toujours été fascinée par l’univers de Black Mirror et pas cette capacité qu’elle a à nous faire flipper à propos de la technologie. Mais là, c’est raté. Je les attends au tournant pour une 6ème saison (j’espère).


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